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Halte au tout start-up !

La start-up est aujourd’hui présentée comme LE modèle de valorisation d’une invention. Mais est-ce vraiment le cas ? Dans cet atelier, animé avec beaucoup d’humour par Jacky Chartier, directeur de C-VaLo, d’autres voix ont souhaité s’exprimer.

Anne Laure Journet, co-fondatrice de Spitha Pyxida, est revenue sur son parcours chez VINCI Energies où elle a travaillé pour le fond d’investissement.

Face à la nécessité d’aborder à la fois la transition énergétique et la transition numérique, Vinci Energies a souhaité investir dans des start-ups pour accélérer le développement de solutions.

Après nous avoir présenté les critères mis en place par le fond pour sélectionner les start-ups dans lesquelles investir, elle a souligné les difficultés rencontrées dans ce modèle de la start-up (telles que notamment, l’impact négatif de la prise de participation d’une grande société sur le développement du business de la start-up ou le profil des porteurs de projet), qui n’ont mené finalement qu’à un nombre réduit de start-ups en prise de participation. De ce fait, d’autres modes de valorisation ont émergé : l’intrapreneuriat, la start-up studio, le licensing ou le partenariat commercial. Enfin, elle a présenté l’outil SPARK (« étincelle » mais également « Scan Plan Act Revolutionary Kit ») qui permet de faire murir un projet et d’identifier le meilleur mode de valorisation.

Leslie Boudesocque-Delaye, enseignant-chercheur à l’Université de Tours, nous a ensuite expliqué pourquoi, « la start-up n’[était] pas pour [elle] ». Travaillant dans le domaine des solvants pour l’industrie pharmaceutique et cosmétique, ayant mis à jour de belles inventions (non seulement une banque de solvants, un procédé innovant et le savoir-faire afférent), la question du mode de valorisation s’est posée. Mais passionnée par son travail de recherche et d’enseignant, elle a vite perçue que l’investissement demandé pour créer une start-up (même en n’endossant pas le rôle de CEO) était trop important par rapport à ses aspirations. De ce fait, le mode de valorisation s’est orienté vers le licensing.

Enfin, Carole Silvy, directrice du pôle Sourcing chez Linksium, a présenté la vision de Linksium pour qui la start-up est un bon moyen de réunir une équipe experte, focalisée autour d’un objectif de transfert et de relayer les financements publiques par des financements privés.

Toutefois, elle indique qu’il existe des cas où le licensing peut s’avérer nettement plus adapté :

-         S’il existe de nombreux acteurs capables d’intégrer et de commercialiser la technologie,

-         Si la maturité est avancée,

-         Si l’équipe est motivée par un partenariat industriel,

-         Si la propriété industrielle est dépendante de droits antérieurs, auquel cas, il est nécessaire d’aller solliciter le titulaire de ces derniers (s’ils n’ont pas été sollicités dès l’initiation du projet)

-         Si l’objet de l’invention est du type « add on » (ajout à quelque chose d’existant) ou « one shot »  (application très spécifique).

En conclusion, les intervenants ont insisté sur le fait que si le chercheur a la vocation de chercher, il faut le laisser chercher. Car si sur le papier, c’est déjà difficile, dans la vraie vie, ce sera encore plus compliqué ! 

 

Par Blandine Tarrere

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